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7. Cas où le soleil est proche de l’horizon
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A la suite de l’étude de nombreux cas, le rôle du soleil
lorsqu’il est bas sous l’horizon s’est de plus en plus affirmé. Cette
configuration mérite donc aussi une explication particulière.
Comme la lune, le soleil produit un cône d’ombre lorsqu’il
passe sous l’horizon de l’observateur (voir fig. 7-a). Cet effet est
cependant beaucoup moins tranché que pour la lune, car la puissance de la
luminosité du soleil entraîne la diffraction et la diffusion graduelle de sa
lumière vers le sol. C’est pourquoi ce n’est que lorsque le soleil est à
-18° sous l’horizon que se produit le " crépuscule
astronomique " tel que la lumière du soleil soit définitivement
masquée à l’observateur.
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Fig. 7-a
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Si le soleil se trouve sous l’horizon au moment du
phénomène OVNI, on parlera alors d’effet de contraste dû au soleil ECS.
La hauteur h du cône d’ombre au point O de localisation de l’ovni peut
être calculée comme pour la lune mais c’est sans intérêt ici car l’effet
de contraste est présent de haut en bas du cône d’ombre, même si celui-ci a
une hauteur h très importante, dépassant 300 km au moment du crépuscule
astronomique (-18°). Si le soleil est au-dessus de l’horizon, l’effet de
contraste ECS pourra de nouveau être présent si le relief est très
accidenté. La hauteur de l’ombre portée de la crête se calcule comme pour
la lune, avec la même correction de 0,25° puisque le diamètre apparent du
soleil est le même que celui de la lune (voir paragraphe précédent pour le
calcul).
Afin de démontrer que l’effet de contraste dû au soleil
ECS est exploité par les auteurs d’ovnis, il nous faudra comparer le
pourcentage de fois où il apparaît à sa probabilité naturelle d’apparition.
Pour évaluer la probabilité naturelle de l’effet de
contraste ECS au moment du phénomène lumineux observé, on peut extrapoler la
valeur de l’angle B à partir du temps t de lever et de coucher du
soleil.
Comme pour la lune, on considère que le soleil se déplace
en moyenne verticalement de 1° en 7 minutes aux abords de l’horizon
terrestre.
En une période de 24 heures, le soleil croisera
2 fois l'horizon de façon grossièrement prévisible selon la saison, en
début de soirée et en début de matinée. On pourra donc craindre que les cas
d’ovnis étudiés soient choisis parce que le soleil avait toutes les chances
d’être bien placé. Les résultats statistiques seront donc peut-être moins
convaincants malgré la rigueur apportée à la sélection des lots de cas
étudiés et l’étude systématique de tous les cas d’un lot.
Pour le calcul de la probabilité, on retient comme pouvant
produire un effet de contraste ECS la plage de 140 minutes telle que :
-126 min £
t - t' £ +14 min
ce qui correspond grossièrement à
-18° £ angle B £
2°
avec t = temps du soleil à 0° sur l'horizon et t’ =
temps de l'observation
quand le soleil se couche et inversement quand il se lève
Probabilité naturelle de ECS : 140 min x 2 =
280 min sur 24 heures soit environ 1/5 ou 19,4%.
La probabilité d’un effet ECS efficace est en fait
un peu inférieure car on veut aussi que le relief soit favorable si le soleil
est sur l’horizon. Certains cas plus rares produisent aussi un effet de
contraste ECS si le soleil est à plus de 2° sur l’horizon, à condition que
le relief proche du point d’observation soit très prononcé dans la direction
du soleil. Comme pour la lune, on distinguera l’analyse qualitative de l’analyse
quantitative (statistique). L’efficacité de l’effet ECS ne sera évaluée
que pour l’analyse qualitative des cas d’ovni. Un effet ECS inefficace, par
exemple si le relief nécessaire est absent, sera malgré tout retenu pour l’analyse
quantitative des cas, qui n’est qu’une analyse statistique brute des
données.
Attention, ce calcul sous-entend aussi que tous les cas d’ovnis
soient pris en compte pour cette statistique, y compris les cas diurnes qu’il
ne serait pas nécessaire d’étudier en détail mais qu’il faudrait
comptabiliser.
Rappelons que de nos jours, les observations diurnes se font
rares, ce qui permet d’emblée de supposer que les cas d’ECS apparaîtraient
plus d’une fois sur 5. On pourra objecter que les observations ont lieu de
nuit pour une raison qui n’a peut-être rien à voir avec la position des
astres et que ce résultat statistique est dans ce cas indûment favorisé. Pour
parer cette objection, on peut recalculer la probabilité naturelle de l’effet
ECS au cours de la nuit uniquement.
On considère que la durée moyenne de la nuit en France est
de ~12 heures, passant par un minima de ~8 heures en été et un
maxima de ~16 heures en hiver. (En réalité, la durée moyenne de la nuit
est proche de 11 h 52 min).
Pour le calcul de la probabilité de ECS nocturne, on
retient comme pouvant produire un effet de contraste ECS la plage de
126 minutes telle que :
-126 min £
t - t' £ +0 min
ce qui correspond grossièrement à
-18° £ angle B £
0°
avec t = temps du soleil à 0° sur l'horizon et t’ =
temps de l'observation
quand le soleil se couche et inversement quand il se lève
Probabilité naturelle de ECS nocturne : 126 min x 2 =
252 min sur 12 heures soit environ 1/3 ou 35% (35,4% pour une nuit de
11 h 52 min), ce qui est une probabilité plutôt forte.
Notons comme cas extrême que lors de la deuxième quinzaine de juin, lorsque l’angle B
reste supérieur à -18° toute la nuit dans le nord de la France, la
probabilité naturelle d’ECS est alors de 100% cette nuit-là.
La probabilité naturelle de l’effet de contraste ECS nocturne
est donc approximativement de 1/3 ou 35%. NB : suite à un
réexamen plus approfondi, ce résultat est discuté en
annexe E § 3.
Nous avons voulu vérifier le calcul de cette probabilité
par sondage. Pour cela, nous avons relevé l’heure de coucher du soleil et l’heure
où le soleil est à -18° sous l’horizon pour chaque jour de l’année 1999,
au centre géométrique de la France (Saint-Amand-Montrond dans le Cher). Cela
nous fournissait la durée de l’effet ECS chaque nuit, après avoir multiplié
par 2 la différence entre l’heure à -18° et l’heure à 0°, puisque le
coucher et le lever du soleil sont symétriques. Nous avons ensuite rapporté la
moyenne de ces durées à la durée moyenne d’une nuit (12 heures). Cela
nous a fourni une probabilité naturelle de l’effet ECS de 34,3% (34,7% pour
une durée moyenne de la nuit de 11 h 52 min). Ce sondage révèle
donc une probabilité inférieure à celle prévue, pour une latitude moyenne en
France. Cependant, nous avons pu constater qu’à la latitude de
Saint-Amand-Montrond, lors de la deuxième quinzaine de juin, le soleil descend
tous les ans au-delà de -18° sous l’horizon ce qui fait que l’effet ECS ne
dure jamais toute la nuit. Pour voir ce qui se produit aux latitudes plus
élevées telle que celle de Paris où l’effet ECS est permanent les nuits de
la deuxième quinzaine de juin, nous avons artificiellement prolongé cet effet
toute la nuit, du 16 au 30 juin 1999. Cela a eu une incidence modeste sur
le résultat et nous avons alors obtenu une probabilité naturelle de l’effet
ECS de 35,1%, toujours proche de la valeur prévue (35,5% pour une nuit de
11 h 52 min). Les données sont présentées en annexe A § V.
Plutôt que de procéder par sondage, l’idéal serait
une fois encore de pouvoir faire effectuer ce calcul pour les 50 dernières
années par un centre astronomique. On aurait ainsi un résultat tout à fait
fiable.
On peut aussi recalculer la probabilité naturelle de l’effet
ECS au cours de la journée uniquement.
Pour le calcul de la probabilité de ECS diurne, on
retient comme pouvant produire un effet de contraste ECS la plage de
14 minutes telle que :
0 min £
t - t' £ +14 min
ce qui correspond grossièrement à
0° £ angle B £
2°
avec t = temps du soleil à 0° sur l'horizon et t’ =
temps de l'observation
quand le soleil se couche et inversement quand il se lève
Probabilité naturelle de ECS diurne : 14 min x 2 =
28 min sur 12 heures soit environ 3,9% (3,8% pour un jour de 12 h
8 min), ce qui est une probabilité plutôt faible.
La probabilité naturelle de l’effet de contraste ECS diurne
est donc approximativement de 3,9%. |
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